Les beaux jours du Bilbo

Le café-musique Le Bilbo, à Élancourt, a animé les jours et les nuits saintquentinoises pendant près de douze ans (1985-1997). Retour sur un équipement « historique » de l'agglomération.

Les beaux jours du Bilbo

Naissance d'un mythe

15 janvier 1985 : un nouveau bâtiment, le Bilbo, ouvre ses portes dans le quartier des 7-Mares, à Élancourt. Il s'agit au départ d'un café-club ouvert à tous, mais aussi d'un espace de prévention, d'écoute et de dialogue, créé pour une jeunesse qui manque de lieux d'animation et de structures culturelles. Géré par l'association Repères, le Bilbo attire un public âgé de 16 à 30 ans qui va rapidement s'élargir. Musique le samedi, café-théâtre le mardi, baby-foot et jeux en journée... le café club ne sait pas encore qu'il inaugure une aventure qui va durer près de douze ans.

Le premier café-musique

Cheb Mami en concert au BilboCheb Mami en concert au Bilbo.Outre l'accueil des jeunes, le Bilbo (350 places) propose une programmation musicale décalée qui fera sa renommée, à l'image des concerts historiques de la Mano Negra et de De la Soul à la fin des années 1980, de Cheb Mami (photo) ou de Pigalle au début des années 1990. Têtes d'affiches et groupes locaux y trouvent un véritable tremplin (40 concerts par an), la salle faisant office de présélection pour le Printemps de Bourges. En 1992, le Bilbo est le premier café labellisé « musiques » par le ministère de la Culture.

 « Fermez le ban »

Bilbo Fermeture webEn 1997, le Bilbo fêtait ses 10 ans. En 1997, deux ans après avoir fêté ses 10 ans (photo), le Bilbo est confronté à des difficultés financières. Privé du soutien de la municipalité, en dépit de la création d'un comité d'usagers, il ne peut éviter de fermer ses portes.

Le 4 juillet, le tribunal de grande instance de Versailles prononce la liquidation judiciaire de l'association Repères - Le Bilbo, mettant fin à une belle aventure associative et musicale.