Et Nadar survola Saint-Quentin-en-Yvelines

Nouvelle série Mémoire vive consacrée au patrimoine. Ce mois-ci, c'est la première photographie aérienne du territoire saint-quentinois, réalisée par le célèbre Félix Nadar, qui est à l'honneur.

Et Nadar survola Saint-Quentin-en-Yvelines

Un fort... heureux hasard ?

La première vue aérienne du territoire qui deviendra celui de Saint-Quentin-en-Yvelines fut réalisée par Félix Nadar entre 1871 et 1880. (cf photo ci-dessus).
Elle offrait alors une nouvelle perspective du fort de Saint-Cyr (Montigny), au milieu des champs.

Photo aérienne étang de saint-quentinVue aérienne du Fort de Saint-Cyr en 2005.Aujourd'hui, quelque cent trente ans après, le fort (complètement à droite sur la photo aérienne en couleurs) est dissimulé dans la verdure et dans un environnement qui a largement évolué, avec l'étang de la base de loisirs, de nombreux axes routiers, l'institut franco-japonais, etc.
Coup du hasard ou juste retour des choses, ce fort abrite depuis un peu plus de vingt ans les archives photographiques de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine. On y trouve des clichés exceptionnels, véritables témoins de notre histoire et, à ce titre, la quasi-totalité du fond Nadar.

Félix NadarFélix NadarNadar, photographe de renom

Félix Nadar, journaliste, caricaturiste et photographe, avait déjà 19 ans quand l'Académie des sciences annonça officiellement en 1839 la naissance de la photographie.

Il est devenu célèbre dans le monde entier grâce aux portraits de ses plus illustres contemporains (Hugo, Baudelaire, Daumier, Berlioz, Nerval, Rossini...).


Nadar Ballon webNadar, un passionné d'aérostatUn passionné d'aérostation

Surtout connu pour ses portraits, Nadar fut pourtant - en tout cas, c'est à lui qu'on l'attribue - l'auteur de la première photo aérienne, réalisée en 1858. Grand visionnaire, il s'intéressait à la science en général et à l'aérostation en particulier.

Cette passion pour les ballons lui valut d'ailleurs quelques blessures, des dettes qui le menèrent presque à la faillite.

En revanche, elle nous permet aujourd'hui de voir à quoi ressemblait notre territoire il y a cent trente ans.