Les jardins familiaux

À Guyancourt, Magny-les-Hameaux, Élancourt, Trappes ou comme ici à Montigny-le-Bretonneux, les jardins familiaux font le bonheur des citadins en mal de campagne. Promenade potagère.

Les jardins familiaux

Une longue attente

Aujourd'hui, les jardins familiaux appartiennent le plus souvent aux communes, qui proposent des concessions aux associations. Désormais, des jardiniers de toutes les classes sociales cultivent leurs parcelles. L'attente pour obtenir un jardin est parfois longue.
Actuellement, à Montigny-le-Bretonneux, une douzaine de personnes espèrent qu'une des 86 parcelles composant les 11 000 m2 de terrain, gérés en partie par l'association des jardins familiaux et en partie par la mairie, se libère. Une fois servis, ils devront acquitter un loyer mensuel oscillant, selon la situation de la parcelle, entre 0,2 € et 0,4 € le m2.


A deux pas de chez soi

Situés dans les agglomérations ou à proximité, les jardins familiaux constituent un véritable havre de paix pour les citadins. Ils peuvent ainsi s'y retrouver pour jardiner, en famille, y transmettre leur savoir à leurs enfants ou y pique-niquer les beaux jours venus.


Autosubsistance et occupation « saine »

Les jardins ouvriers se développent au cours de la période d'industrialisation du XIXe siècle. On doit leur création à l'abbé Lemire et au père Volpette, qui y voyaient un moyen d'assurer l'autosubsistance alimentaire des populations modestes, tout en leur fournissant une occupation « saine ». Après s'être développés jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, ces jardins ont vu, par la suite, leur nombre décroître, du fait d'une urbanisation intense tendant à les chasser.

L'essort des jardins "familiaux"

Les portes du paradis ? Pour beaucoup de citadins, oui ! Après un moment de creux après-guerre, des jardins rebaptisés « familiaux » réapparaissent vers la fin des années 70. Envie de renouer avec ses attaches provinciales, soif de nature, désir de manger sainement, les raisons de ce renouveau sont multiples. À Saint-Quentin-en-Yvelines, cette pratique s'inscrit dans le prolongement d'une tradition forte puisque d'anciennes cabanes de jardin transformées en petits pavillons ont été une forme d'habitat répandue sur le territoire avant la ville nouvelle.


Potager obligatoire

Les beaux légumes ! Loisir ou plaisir des yeux, le jardin est source de nombreux plaisirs... Mais attention, une fois locataire, vous serez obligé, pour conserver votre parcelle, d'entretenir le potager. Il est en outre interdit de vendre les produits récoltés.

  

Retrouvez cet article dans le Petit Quentin de février 2005