Elancourt - Le parc des Coudrays

Nouvelle série et nouvelle formule pour notre rubrique qui, sous forme de photos légendées, sera consacrée - pour sept numéros - aux parcs et jardins de Saint-Quentin-en-Yvelines, dans le sillage de l'exposition annuelle du Musée de la ville. Aujourd'hui, gros plan sur le parc des Coudrays, à Élancourt.

Elancourt - Le parc des Coudrays

Le premier espace vert réalisé à Saint-Quentin

Vue aérienne du parc. Au début des années 70, le parc des Coudrays est le premier espace vert réalisé à Saint-Quentin-en-Yvelines. Le paysagiste Michel Corajoud, qui a reçu le Grand prix de l'urbanisme en 2003, y réalise alors un travail innovant qui renouvelle l'image du parc urbain.
Il y décline en effet trois strates : le sol, le relief donné par des buttes en forme de « bouteilles de lait couchées » et le végétal, destiné à dominer le tout. Très architecturé, ce parc a été pensé comme le point d'ancrage du quartier Élancourt-Maurepas et il prendra forme avant la construction des immeubles qui viendront s'accrocher sur son dessin. Il est livré en 1974.

Art urbain : les artistes au travail

De nombreuses sculptures ponctuent le parc des Coudrays. Elles sont issues d'un symposium datant de 1974 et auquel de nombreux artistes tels que Otami Fumio et son assistant, Yukishi Inoué, ici en plein travail, ont participé.
Comme la réalisation de Michel Corajoud, ces oeuvres témoignent d'une époque et d'un contexte intellectuel. Elles ont peu à peu été réinterprétées par la population qui leur a donné de nouveaux noms : « L'Arborescence polymorphique » des Simonet a ainsi été renommée « les Spaghettis » tandis que la création de Michaël Grossert, dont le titre original était « Réflexion d'espaces discontinus », a très rapidement été appelée « le Mickey ».

 
La réhabilitation, de 1996 à 2003

Très endommagé par le temps et une fréquentation continue, le parc des Coudrays a vu ses allées se détériorer et ses végétaux mourir petit à petit. En 1996, la communauté d'agglomération (alors SAN) a ainsi entamé une réhabilitation qui s'est achevée en 2003. Les paysagistes ont tenté de respecter le travail de Corajoud tout en « l'aérant ». Ils ont recréé des liaisons visuelles entre les différentes petites scènes, en arasant des buttes ou en établissant un lien végétal d'une scène à l'autre. Par ailleurs, 3 000 vivaces, 2 000 arbustes et plus de 200 arbres ont été plantés.