La Verrière - Le nouveau visage du Bois de l'Etang

Le quartier du Bois-de-l'Étang, à La Verrière, fut construit à l'initiative de la régie Renault, sans tenir compte des principes d'urbanisme des villes nouvelles. Il faudra beaucoup d'attention et une réhabilitation, au début des années 90, pour faire de ce quartier à part, un quartier à part entière.

La Verrière - Le nouveau visage du Bois de l'Etang

Bois de l'étang dans les années 70Au début des années 1970, avec la construction du Bois-de-l’Étang, la population de La Verrière passe de 3 500 à 7 000 habitants.À la fin des années 60, la régie Renault lance une opération immobilière sur le terrain du Bois-de-la-Folie, pour y loger ses ouvriers. Saint-Quentin-en-Yvelines, qui n'existe pas encore officiellement, ne peut empêcher la construction de cet ensemble de tours et de barres, qui ne correspond en rien à l'architecture prônée par la ville nouvelle... La population de La Verrière passe rapidement de 3 500 habitants à près de 7 000. Le Bois-de-l'Étang est alors habité par des ouvriers de l'automobile et du bâtiment, des personnes défavorisées issues de l'immigration venant de Versailles ou des bidonvilles de la région.

Une ambiance morne

p45JS webEn 1990, impulsée par la commune et le SAN, la réhabilitation débute.On redoute alors l'apparition d'un ghetto social, et ce d'autant plus que les habitants qui en ont les moyens commencent à partir. Restent les moins favorisés. « Au départ, la plupart des locataires étaient des gars de chez Renault », explique Bernard Bequet, administrateur de la société HLM les Trois vallées (qui gère les immeubles) et membre de l'amicale des locataires. « La vie sociale était déjà structurée au niveau de l'usine. Elle a un peu disparu avec les anciens de la régie. »

Un quartier redynamisé

Dans ces conditions, et en l'absence d'équipements, la vie du quartier se détériore. Plusieurs interventions sont alors entreprises, à l'initiative notamment du Syndicat d'agglomération nouvelle et de la ville de La Verrière. En 1986, l'aménagement de l'avenue des Noës permet de relier le Bois-de-l'Étang au reste de la ville et, en 1990, la réhabilitation du quartier commence. Les travaux prévoient une rénovation des immeubles, une réfection des parkings et du centre commercial.

Des services à caractères sociaux et, surtout, des structures d'animations, ouvrent leur porte (voir encadré). « La maison de quartier, l'extension du gymnase, les associations paramunicipales, tout cela a joué un rôle important et participe à l'attachement des jeunes au quartier, reprend Bernard Bequet. Quoi qu'ils en disent, ils ne veulent pas partir et beaucoup veulent reprendre un appartement ici, car, en définitive, on y est bien. »

Nicolas Gervais pour Le Petit Quentin de février 2004

Dates clés

> Décembre 1970 : la société civile immobilière du Bois-de-la-Folie revend le terrain (13 hectares) à la société anonyme HLM les Trois vallées, dont Renault est l'actionnaire principal.
> Été 1972 : le Bois-de-la-Folie devient le Bois-de-l'Étang. Il n'appartient plus à la commune d'Élancourt mais à celle de La Verrière.
> Début 1972-été 1973 : début et fin des travaux d'urbanisation du quartier.
> 1990 : signature d'une convention sociale de quartier entre la commune, l'État, la Région et la ville nouvelle pour réhabiliter le Bois-de-l'Étang.
> 1991 : ouverture d'une salle de boxe, d'une permanence d'accueil pour les demandeurs d'emploi, signature d'une convention avec l'État pour le relogement des familles du foyer Sonacotra.
> 1992 : mise en place du conseil communal de prévention de la délinquance, ouverture d'une antenne d'accueil enfance et d'un centre d'activités pour les 16-25 ans, ouverture d'un centre d'informatique à la maison de quartier.
> Aujourd'hui : un certain nombre de travaux sont en cours au niveau des ascenseurs, des cages d'escalier et des entrées, dans le cadre du grand projet de ville de Trappes-La Verrière.