Des sculptures pas si bêtes

Depuis 2000, la ville d'Élancourt mène une politique artistique sur le thème de l'art animalier. Plusieurs ronds-points permettent ainsi aux habitants de redécouvrir une tradition très en vogue dans les grandes villes françaises au XIXe siècle : la sculpture monumentale en bronze.

Des sculptures pas si bêtes

Un courant naturaliste 

Rond-point du pré-Yvelines : les oiesRond-point du pré-Yvelines : les oiesL'art animalier est lié au développement des sciences naturelles qui ne cessent de progresser au xixe siècle. À cette époque, les États européens cèdent à la mode des « jardins des plantes » ornés de ménageries d'animaux exotiques. Les artistes dessinent sur le vif ces animaux sauvages et donnent ainsi naissance à un courant artistique, le naturalisme. Des bronzes animaliers font ainsi leur apparition dans les villes de l'Hexagone. En 2000, Élancourt remet au goût du jour ces bronzes animaliers : trois oies élisent domicile sur le rond-point du Pré-Yvelines, réalisées par le sculpteur Roch Vandromme.

Sa majesté des lions

Rond-point de l'Hôtel de ville : les lionsRond-point de l'Hôtel de ville : les lionsCes huit fauves de bronze veillent sur le rond-point depuis 2000. Ils ont été réalisés sur le modèle du lion d'Auguste Caïn, célèbre sculpteur animalier ayant notamment travaillé pour l'hôtel de ville de Paris au XIXe siècle.

Le « roi des animaux » symbolise la puissance et la vaillance sur les blasons des ducs, puis des rois de France. C'est l'animal le plus souvent choisi pour représenter la souveraineté ou la défense nationale.

Les Templiers reviennent

Bronzes-Templiers webRond-point de la commanderie des templiers : le templierSituée sur le rond-point de la commanderie des Templiers, cette commande exceptionnelle de la commune, inaugurée en septembre 2006, est une création du sculpteur Hans Marks. Fabriquée pendant deux ans, elle représente un moine-combattant de l'ordre des Templiers sur sa monture. La commanderie d'Élancourt constituait au Moyen Âge l'une des nombreuses possessions foncières et exploitations agricoles de l'ordre du Temple, célèbre pour sa contribution aux croisades en Terre sainte. Vêtu comme au XIIIe siècle, le moine a été travaillé séparément par le sculpteur, qui a réalisé chacune des parties en polystyrène avant de les retravailler dans la cire pour accentuer la finesse et la véracité des détails.

 L'ensemble a été coulé en bronze à une température atteignant 1 200°C par les maîtres bronziers de l'Atelier de la Plaine Saint-Denis (pas moins de 3,5 tonnes de bronze pour une statue haute de 4 mètres !). Petit scoop confié par le sculpteur aux oreilles du Petit Quentin : le cheval est en fait une jument...