Circuler. Une histoire des transports à SQY

Les questions de transport sont au cœur de nos préoccupations quotidiennes, de notre organisation, de nos choix de vie, mais aussi des problématiques d'aménagement du territoire et d'innovation d'hier et aujourd'hui : à voir jusqu'au 4 janvier au musée !

Circuler. Une histoire des transports à SQY

Le thème de l’exposition

C’est l’histoire du développement des transports qui vous est proposée, des voies romaines de l’Antiquité jusqu’aux solutions de demain, en passant par la révolution du chemin de fer ou le règne du tout-voiture. Grâce à de nombreux objets, documents, photographies et vidéos, plongez dans l’histoire de Saint-Quentin-en-Yvelines !

1ère partie : La carte et le territoire

Situé sur les routes de Normandie, de Bretagne et d’Espagne pour qui vient de Paris, l’actuel territoire de Saint-Quentin-en-Yvelines s’est développé dès l’Antiquité autour de ses axes de communication et de commerce. A proximité de Paris (une journée de cheval jusqu’à l’arrivée du chemin de fer), des villes comme Trappes ou Villepreux, accueillent haltes et auberges depuis le Moyen-Âge. A partir du milieu du 19è siècle, les lignes Paris-Chartres et Paris-Dreux desservent respectivement Coignières, La Verrière et Trappes ainsi que Plaisir-Grignon et Villepreux-Les Clayes. Les Parisiens utilisent peu à peu les moyens de transports collectifs pour venir passer le dimanche à la campagne.

2ème partie : Trafic, naissance de la ville nouvelle

Publié en 1965, le Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région de Paris (SDAURP), prévoit la réorganisation de l’Ile-de-France en vue d’accueillir, à l’horizon 2000, une population estimée alors à une quinzaine de millions d’habitants. Pour faciliter les liaisons entre Paris et la banlieue éloignée, un Réseau Express Régional (RER), plus rapide que le métro, est prévu. Saint-Quentin-en-Yvelines accueillera le terminus du RER C grâce à la création d’une nouvelle gare à Montigny-le-Bretonneux, desservant le futur centre de la ville nouvelle. Enfin, les échanges interurbains de banlieue à banlieue et au sein des villes nouvelles, reposeront essentiellement sur l’automobile et son réseau routier redéployé.

3ème partie : On n’arrête pas le progrès

Le territoire de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines a toujours constitué un terrain propice aux projets innovants. Quelques-uns de ces projets ont été réalisés et récompensent l’audace de leurs auteurs. Certains n’ont pas vu ou ne verront jamais le jour parce que des circonstances extérieures les ont rendus caducs ou qu’ils semblaient trop ambitieux. Mais tous révèlent le terrain d’expérimentation fertile qui a vu le jour ici et le dynamisme des recherches autour de la mobilité, comme la voiturette Riboud-Vitrex conçue par le promoteur Jacques Riboud pour faciliter les déplacements courts des usagers à l’intérieur des quartiers non ou mal desservis par les transports en commun et se faufiler au milieu de la foule, ou le projet de téléphérique urbain Suprasqy. Composé de cabines automatiques d’une dizaine de places suspendues à quelques mètres du sol, il relirait la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines à Plaisir via Trappes et Elancourt à l’horizon 2024 afin de réduire les temps de déplacement et le trafic routier pour un moindre impact environnemental.

La scénographie

L’agence Saga Bhz propose au sein de l’exposition un décor de construction du territoire et de la ville au gré du tracé de ses voies de communication. Dès l’introduction et jusqu’à la fin de l’exposition, un « ruban de bois » construit l’espace et déroule le propos. Objet polymorphe et biosourcé, tel un fil chronologique à suivre, il permet aussi de figurer tantôt une voie, un chemin, des rails de chemin de fer, tantôt un pont, un péage, une autoroute… et d’induire ainsi une cohérence dans le développement des contenus scientifiques dans l’espace d’exposition.

Les activités autour de l'exposition