Sèche-cheveux

Jusqu’en 1926, les imposantes machines à sécher les cheveux restaient cantonnées aux salons de coiffure. Un ingénieur invente alors un petit modèle manuel, dont le design n’a cessé d’évoluer.

Sèche-cheveux

Als-Thom « 101G »

Sèche-cheveux Als-Thom 101GAls-Thom 101G © Musée de la ville SQY / D.HuchonAnnées 1920-1930
Als-Thom (fabricant)
Métal, bakélite
Collection Musée de la ville-SQY / inv : DG.2015.277

Les sèche-cheveux électriques manuels sont inventés en 1926 par Léon Thouillet, ingénieur chez Calor. On les appelle alors « douches électriques à air chaud et froid ». Quand ils arrivent sur le marché, leur premier usage est paramédical : ils servent à chauffer les douleurs et à cautériser les plaies. Ils sont également utilisés pour chauffer le lit, les chaussures, décongeler la nourriture, réchauffer les enfants, ...

Une publicité de 1932 vante ainsi ce petit modèle Als-Thom et ses multiples applications : « Pour soins d’hygiène et de beauté, peut servir à une foule d’usages domestiques, et convient aux traitements locaux de toutes douleurs. Elément très appréciable de confort. »

Un petit interrupteur rotatif se situe à la base du manche en bakélite.

Thermor « Antiparasite 2000 »

Sèche-cheveux Thermor Antiparasite 2000Antiparasite 2000© Musée de la ville SQY / D.Huchon1955
Thermor (fabricant)
Bakélite, métal
Collection Musée de la ville-SQY / inv : DG.2015.282 / Don de M. et Mme Ringeval


Dans les premières décennies d’existence des sèche-cheveux, les modèles français reprennent tous la forme d’un escargot muni d’une poignée, en bois puis en bakélite, et d’un embout souffleur plus ou moins long, à l’instar de ce modèle. Son cordon est gainé de coton.

La marque Thermor a été créée en 1931 à Orléans et s’est spécialisée dans les appareils de chauffage de tous types.

Calor n°932

Sèche-cheveux Calor n°932Calor n°932© Musée de la ville SQY / E.DeschampsAnnées 1960
Calor (éditeur)
Plastique, métal
Collection Musée de la ville-SQY / inv : DG.2013.67

Au début des années 1960, la coiffure reste encore souvent le domaine des professionnels. Mais le petit électroménager se développe : apparaissent alors des appareils domestiques « comme chez le coiffeur », à l’instar des casques séchoirs.

Celui-ci est dit « panoramique » et sert aux mises en plis. Il est composé d'un bloc moteur rond en plastique bleu-gris, comptant trois vitesses de chauffe. Une visière en plastique fumé entoure le casque : elle peut être descendue pour mieux conserver la chaleur autour de la tête. Grâce à sa fixation métallique, ce casque pouvait être accroché à un montant fixe (comme celui d’une porte) ou à une potence vendue séparément.

Moulinex « Clémentine »

Sèche-cheveux ClémentineClémentine© Musée de la ville SQY / E.Deschamps1960-1961
Jean Mantelet (designer) ; Moulinex (éditeur)
Acrylonitrile butadiène styrène (ABS) et composants électriques
Collection Musée de la ville-SQY / inv : DG.95.277

Au début des années 1960, Moulinex cherche à innover en termes de design. Jean Mantelet, fondateur de la société, lance alors l’idée d’un sèche-cheveux inspiré de la forme de la perceuse. Grand succès de la marque, ce modèle d’abord blanc et rose, est décliné en plusieurs couleurs au gré des modes. La gamme « Clémentine », tout d’orange vêtue, est ainsi lancée en 1968.

Calor « 92-41 »

Sèche-cheveux Calor 92-41Calor 92-41© Musée de la ville SQY / E.DeschampsVers 1975
Calor (éditeur)
Acrylonitrile butadiène styrène (ABS) et composants électriques
Collection Musée de la ville-SQY / inv : DG.95.139

Le petit électroménager domestique se développe après la Seconde Guerre mondiale, grâce à la diffusion massive du plastique, moins onéreux et plus facile à travailler que les matériaux traditionnels.

Les designers saisissent l’opportunité et expérimentent de nouvelles formes pour les objets du quotidien : les sèche-cheveux se font ainsi pistolets, perceuses, souffleuses, bâtons ou encore boules, comme ce petit modèle Calor dont la forme restera cependant sans suite.

Braun « HLD4 »

Sèche-cheveux Braun HLD4Braun HLD4 © Musée de la ville SQY / E.Deschamps1970
Dieter Rams (designer) ; Braun (éditeur)
Acrylonitrile butadiène styrène (ABS)
Collection Musée de la ville-SQY / inv : DG.2011.35

Braun fait ici appel au designer allemand Dieter Rams, qui travaille pour la marque de 1955 à 1995. Celle-ci cherche alors à se créer une identité visuelle forte pour ses appareils domestiques : les grilles du sèche-cheveux reprennent ainsi le dessin des haut-parleurs stéréos Braun.

Moulinex « 384 »

Sèche-cheveux Moulinex 384Moulinex 384 © Musée de la ville SQY / D.HuchonAnnées 1970
Moulinex (éditeur)
Acrylonitrile butadiène styrène (ABS)
Collection Musée de la ville-SQY / inv : DG.2015.281

Malgré le succès du sèche-cheveux de type perceuse, Moulinex continue d’explorer plusieurs voies pour l’ergonomie de ses gammes de sèche-cheveux. Ici, il prend davantage la forme d’un peigne soufflant, qui peut être utilisé seul ou avec divers accessoires qui s’encastrent sur la grille de soufflage.

Ce dessin a été repris par plusieurs marques différentes.

Philips « HP4118 »

Sèche-cheveux Philips HP4118Philips HP4118 © Musée de la ville SQY / D.HuchonVers 1975
Philips (éditeur)
Acrylonitrile butadiène styrène (ABS)
Collection Musée de la ville–SQY / inv : DG.2015.276

Ce sèche-cheveux est le modèle premier prix de Philips dans les années 1970. Il bénéficie d’une structure particulièrement légère, mais d’une soufflerie assez peu puissante. Son moteur est en effet identique à celui des rasoirs produits par la firme à la même époque. Ce n’est que dans les années 1980 que Philips adopte les micromoteurs, plus puissants et moins bruyants, employés par Braun depuis les années 1960.

Krups « Solitair »

Sèche-cheveux Krups SolitairKrups Solitair © Musée de la ville SQY / D.HuchonVers 1975
Krups (éditeur)
Acrylonitrile butadiène styrène (ABS)
Collection Musée de la ville-SQY / inv : DG.2015.283

Le séchoir « Solitair » est à la fois un sèche-cheveux traditionnel et un « mains libres » : un casque gonflant en plastique pouvait en effet être installé sur le large bec souffleur, tandis que l’appareil se suspendait autour du cou. Il était ainsi possible de vaquer à ses occupations… dans la limite du câble électrique disponible !

Calor « Bettina 9054 »

Sèche-cheveux Calor Bettina 9054Calor Bettina 9054© Musée de la ville SQY / D.HuchonVers 1973
Calor (éditeur)
Acrylonitrile butadiène styrène (ABS)
Collection Musée de la ville-SQY / inv : DG.2015.275

Les années 1970 marquent le développement des appareils nomades. Les casques séchoirs eux-mêmes s’allègent et sont conçus pour être déplacés facilement.

Ce modèle de 2,7 kg se replie complètement sur lui-même pour se fermer et se transporter grâce à sa poignée. Il était vendu 176 Frs en 1973. Pour comparaison, un sèche-cheveux classique, comme le Moulinex en forme de perceuse, était à 42 Frs.

Braun « Astronette »

Sèche-cheveux Braun AstronetteBraun Astronette © Musée de la ville SQY / E.Deschamps1971
Jürgen Greubel (designer) ; Braun (éditeur)
Acrylonitrile butadiène styrène (ABS), PVC
Collection Musée de la ville – SQY / inv : DG.2002.102

Braun propose ici sa version années 1970, pop et spatiale, du casque séchoir gonflable. Facile à transporter grâce à son faible encombrement et à sa housse en PVC, il s’inscrit dans l’esprit nomade de l’époque.

Le casque est percé de petits trous pour favoriser la diffusion de l’air chaud. Le fil électrique est particulièrement long pour pouvoir conserver sa liberté de mouvement tout en se séchant les cheveux.

Ronson « Escort »

Sèche-cheveux EscortEscort © Musée de la ville SQY / D.HuchonAnnées 1970
Ronson (éditeur)
Plastique, métal
Collection Musée de la ville-SQY / inv : DG.2015.273

Cet appareil « Escort », fabriqué par la marque Ronson, vise une clientèle de luxe : il s’agit d’un casque séchoir portable, livré dans un étui en simili-cuir dont la doublure est assortie au casque en polyester. Le casque « double-enveloppe » permet de faire gonfler les cheveux lors du séchage. La bandoulière libère totalement les mains et permet de vaquer à ses occupations. Sa légèreté (950 g.) est vantée par le fabricant.

Wix « Brushing Plus 7 »

Sèche-cheveux Brushing Plus 7Brushing Plus 7 © Musée de la ville SQY / E.Deschamps1979
Wix (éditeur)
Plastique, métal
Collection Musée de la ville – SQY / inv : DG.2009.227

Les années 1970 voient apparaître les sèche-cheveux dits « styler » : un seul appareil et de multiples accessoires pour réaliser un grand nombre de coiffures. Celui-ci est accompagné d’un peigne coiffant, de deux brosses « rollomatic », d’un fer « vario curl », de deux brosses à onduler, d’un diffuseur d’air et d’un ustensile de nettoyage.

Babyliss « Super 1000 »

Sèche-cheveux Babyliss Super 1000Babyliss Super 1000 © Musée de la ville SQY / E.Deschamps1979
SODAC SA (éditeur)
Plastique, métal
Collection Musée de la ville-SQY / DG.2015.284

Les sèche-cheveux se développent également au format voyage, avec un encombrement minimal et plusieurs accessoires interchangeables. Il s’agit ici d’une brosse ronde soufflante, c’est-à-dire d’un appareil qui sert à la fois à sécher et à coiffer. Elle était vendue avec des brosses différentes, qui servaient à boucler ou à lisser, ainsi qu’avec une petite housse de transport.

Logotype du Musée de la ville de St-Quentin-en-Yvelines