Pierre Tual, Métaux, pliages, assemblages...

Pierre Tual utilise principalement l'acier Cor-ten, qui permet toute liberté d'assemblage et de construction.

Pierre Tual, Métaux, pliages, assemblages... © Coll. Musée de la ville

Pierre Tual utilise principalement l’acier Cor-ten, matériau familier aux sculpteurs contemporains. Il s’agit d’un acier auto-patiné à corrosion superficielle forcée, utilisé pour son aspect et sa résistance aux conditions atmosphériques. Ce matériau permet toute liberté d’assemblage et de construction.

Deux de ses œuvres sont à découvrir sur le territoire :

  • « Ruban infini »dans le patio de l’I.N.S.E.E. à Montigny-le-Bretonneux.

Tual a érigé, au milieu de la cour, une sculpture visible de l'ensemble des bureaux, à travers les vitrages. Là, il a eu recours à des rubans d'acier exprimant visuellement, avec une transparence impeccable, toute l'énergie ramassée dans un ressort. On ne peut, une fois encore, que rendre hommage à la performance technique : d'un poids unitaire de trois cent cinquante kilos, les feuilles de métal ont dû (et ont pu) être disposées, par soudure, en double épaisseur…

  • La fontaine du Cimetière d’Elancourt-Village (1984)

Sculpture en bronze patiné vert sombre posée sur un socle d'eau.
La forme du bronze, déchiquetée et repliée sur elle-même, dérivée du carré, est influencée par la philosophie japonaise. Cette sculpture qui s'allonge dans l'horizontalité semble être soulevée et portée par l'eau.

Il fut le premier artiste à poser une œuvre sur le territoire de Saint-Quentin-en-Yvelines en 1969 (œuvre aujourd’hui disparue), au cœur du Centre commercial de la Commanderie à Elancourt.

(Cliquez sur les photos ci-dessous pour agrandir)

Quelques repères biographiques

Né en 1941 à Basse-Indre (Loire- Atlantique) Il vit et travaille dans le Perche. Les affinités de Pierre Tual avec le métal remontent à l’enfance, passée dans le sud de la Bretagne, une région de chantiers navals.
De 1958 à 1960, il est étudiant à l’école des Beaux-arts de Nantes, puis de 1960 à 1962, aux Beaux-arts de Paris. Durant cette seconde période, il pratique aussi la gravure dans l’atelier de Friedlaender, et loue un local minuscule, rue de la Tombe-Issoire, dans le 14ème arrondissement de Paris.

C’est ici qu’il découpe ses premières plaques de cuivre, récupérées à l’atelier de gravure. « Quand je plie une feuille de métal, l’espace entre dedans.» Il découpe, plie, assemble, déplie, écrase, froisse quelquefois.

www.pierre-culture-sculpture.com